Flashback.

Sukhothai Historical Park

Le 9 juin 2011, voilà 3 jours que nous sommes à Sukhothai. Sukhothai, fut autrefois la capitale de l’empire du même nom. Ces 2 derniers jours, nous avons visité la cité historique. Un ensemble de 70 km2 qui habrite 193 monuments. Un carré de 2×2 km délimité par un mur datant de l’époque contient les temples les mieux conservés. Le parc est superbement entrenenu. La pelouse est verdoyante est fraichement coupée. On aperçoit une partie du personnel du parc avec de l’eau jusqu’à la taille entrain de déserherber les différents bassin et l’autre partie qui s’affère pour passer le coupe fil là où l’herbe est trop longue.

Une visite oui ! Et en scooter s’il vous plait

Pas très loin de Sukhothai, à 70 km de la nouvelle ville, un autre parc de la même époque et du même royaume peut-être visité. Il s’agit du parc historique de Si Satchalanai. Moins étendu que celui de Sukhothai, il est aussi moins touristique, probablement car moins accesible. Les temples sont bien conservé et bien entretenu aussi. Le parc naturel de Si Satchalanai borde le parc historique et lui procure une dimension plus sauvage.

Pour visiter l’ensemble nous avons loué un scooter à l’hôtel où nous logeons. Les 14 km qui séparent la nouvelle ville de la vieille de Sukhothai aurait pu être fait en vélo, mais pour avoir tenté l’expérience à Angkor, veuillez comprendre pédaler 30km sous un soleil de plomb, nous avons opté pour un moyen motorisé. Une majorité de touriste se fait déposer en bus et loue son vélo seulement le temps de faire le tour de la cité avant de repartir. Nous ne voulions pas à avoir à faire attention aux horaires des transports. Le scooter offre une liberté maximale.

A la fin de la première journée on fait une pause massage… On enchaine avec une pause boisson fraiche. En fait, j’attends que le soleil se couche pour prendre des photos depuis un temple perché sur une colline. Ca sera peine perdu. Un peu après être arrivé dans le bar il se met à pleuvoir. Si parfois les précipitations sont brèves, parfois elles ne le sont pas ! Il a plu 1 heure ! Le soleil descend mais derrière les nuages. Tant-pis. Le scooter est loué pour 48 heures avec un début de location à 9h30. Cela nous laisse le lendemain voir le surlendemain matin pour retourner à ce temple et admirer la vue.

200 km à scooter, ça use, ça us »eu »

Le 8, on roulera 200 km pour se rendre au parc de Si Satchalanai, le visiter, puis poursuivre la route vers la ville avant de rentrer. On affronte la pluie et le soleil, la conduite en Thaïlande nécessite de surveiller : ce qui arrive devant soi, ce qui se passe derrière soi ET l’état de la route !

A la fin du deuxième jour nous sommes à plat ! Ca crève le scoot’ ! Même pour le passager ! On abandonne l’idée d’aller sur la colline. Je met le réveil à 7h pour qu’on y fasse un tour avant de poursuivre le voyage vers Chiang Mai, plus au nord.

7h, on mange 2-3 bananes achetées la veille pour 5 bahts la grappe. Il ne faut pas trainer, le scooter doit être rendu à 9h30. A 8h, on est prêt à partir. « Je ne mets pas mes chaussures aujourd’hui, j’y vais en tongues, j’en ai un peu marre des pompes! ». Anh fait pareil. On grimpe. Je passe la première puis fais descendre le scooter du rebord de l’hôtel pour le faire démarrer, pas de démarreur sur ce modèle ! Un Honda Dream 125, déjà 56 000 bornes au compteur. Rien d’anormal ! Ici on utilise les véhicules jusqu’au bout ! Le chemin dans laquelle se trouve les guest-house de la nouvelle ville débouche sur la « Highway 101 ». La route est bien remplie, c’est l’heure de pointe pour les thaïs. Je m’engage et passe la 3ième. Un pick-up s’arrête brusquement devant moi. Au bord des routes il y a des magasins et pas de système de sorties, on s’arrête où l’on veut. Impossible pour moi de déboiter, il y a trop de voitures. J’oubli un instant qu’il faut faire attention à l’état de la route et du pied droit appui violemment sur le frein arrière. Quel con ! J’ai bloqué la roue sur un sol plein de gravier. Le véhicule chasse et on bascule sur la droite. Le conducteur du pick-up n’a pas du nous voir et il repart. Un autre véhicule s’arrête et observe. Anh se relève. Je me relève aussi. Plus personne ne prête attention à ce qui vient d’arriver. Les seuls mots que je dirais à Anh sont « je suis désolé », au fond de moi je sais bien que j’aurais pu éviter l’accident. En attendant plus et en m’engageant sur les voies normales et pas sur la bordure où les autres scooter roulent.

« Tu veux repartir ? » « Non, on rentre ste’plait ». Je n’ai pas mal, j’ai juste l’impression de m’être cassé la figure comme sur un vélo. De retour à notre bungalow, le staff accourt. « You need antibiotic ? I buy for you » « You should clean with alcohol et put betadine after » « Clean well, I buy gaze for you ».
5-6 fois dans la journée on vient nous voir. Les thaïs sont juste extrêmement attentionnés. On a vraiment besoin de repos. Rien de cassé mais de belles brûlures sur les bras, surtout pour moi. J’ai du toucher le sol en premier et amortir la chute (un peu) pour Anh.
Le lendemain, on nous porte nos bagages jusqu’au bus pour Chiang Mai. « Il faudra prendre des tuk tuk », le genou d’Anh est enflé et j’ai un bleu de la taille de ma main sur la cuisse, difficile de marcher avec une dizaine de kilo sur le dos aujourd’hui !

Plus de peur que de mal ! Mais mal quand même !

Prochaine fois, pantalon, manteau et chaussures avant de monter en 2 roues. Je vous ai dit que j’étais têtu ? Mon père, motard, m’a toujours dit de m’habiller correctement avant de faire de la moto. Je crois qu’après l’appareil photo (voir l’article « Pourquoi j’ai finalement acheté un appareil photo point & shoot (vise et tire?)« ), je vais finir par écouter ce qu’on me dit.

Le voyage, une occasion de s’améliorer ? Sûrement !


Articles sur le même sujet :