Changement de cap

Les jours précédents le départ ont été mouvementés. Enfin, écoulés à regarder iTélé. Le Japon, notre première destination, connait un des tremblements de terre les plus important de son histoire. Un tsunami déferle sur l’île d’Honshu (la plus grande). On pourrait s’imaginer des fourmis face à un Kärcher… Sur son chemin, la vague atteint une centrale nucléaire. C’est le début de l’incident hyper médiatisé de la centrale de Fukushima.
Nous devions aller au Japon. J’avais rendez-vous !
Devant l’ampleur de l’incident nos familles s’inquiètent. Nos amis aussi. « Qu’est ce que vous allez faire ? » Rien pensais-je, hors de question de manquer ce pays que j’ai toujours rêvé de visiter. Mais la catastrophe ne se termine pas. Les journaux télévisés (et la presse papier ?) en parlent constamment. Une semaine, encore une et même une troisième. L’accident parait impossible à maîtriser, on va jusqu’à déverser des seaux d’eau sur la centrale pour refroidir les réacteurs…
Nous décidons de laisser le Japon pour un autre jour avec beaucoup de peine et d’embarquer pour la Thaïlande. Premier changement d’itinéraire. Sophie de Travel Nation nous arrange ça en 2 temps 3 mouvements, nous récupérons même des sous (la différence de tarif).

Etape à Londres

Après une journée quasi complète passée à Londres à attendre notre avion pour Bangkok. Nous nous rendons de nouveau à l’aéroport pour embarquer pour notre destination finale. Au guichet petite frayeur. Nous sommes sans vol retour. Ca ne plait pas à l’hôtesse qui s’inquiète qu’on ne puisse pas entrer dans le pays. Pas de soucis lui explique sa supérieure. Ouf !
Le vol Qantas s’est bien passé. L’avion était bourré d’Australiens. Deux frères emmerdent un pauv’ gars à côté de nous parce qu’il souhaitait dormir couché sur le siège libre à côté de lui alors qu’il y fait asseoir son frère. Discussion très drôle en Franglais… Qu’est ce que je suis bien collé au hublot à côté d’Anh…!
L’aéroport n’est ni beau ni moche. Plutôt vitré, il fait vieillot comparé à ceux de Singap’ ou HK. Le contrôle de douane est très rapide. Le visa juste un tampon qui alloue 30 jours de transit.

Bangkok

A la sortie il fait chaud, plutôt humide. Classique pour l’Asie. On demande notre chemin pour prendre un bus vers notre hôtel. Les gens ne semblent pas très calés pour parler anglais. Le bus finit par se pointer. On montre l’adresse au chauffeur qui regarde à peine. Les autres passagers semblent aussi perdus que nous. L’aéroport est assez loin de la ville. Plus on approche, plus c’est bruyant. Nous finissons par atteindre le bouchon d’entrée. Ca klaxonne, ça crie, parfois ça pue. Les taxis roses se forcent les passages, idem pour les bus. Les scooters zigzaguent parfois sur la route, souvent sur les trottoirs. C’est dans ce foutoir que la nuit commence à tomber alors qu’on comptait une heure de bus au plus, nous n’avançons pas et cela depuis un moment.
Anh me force à demander à chauffeur où nous sommes sur la carte du Lonely Planet. Il pige quedal. Que faire ? Prendre un moto-taxi ? Nan, nous sommes crevés. Alors nous attendons en assistant à la tombée de la nuit : une cérémonie. Les étales se déploient. Les tables et chaises s’installent sur les trottoirs. Les odeurs de soupe et de barbecue commencent à envahir les rues. Les lumières blafardes des petites ruelles s’allument. On se croirait ailleurs. Après un peu plus de 2h nous arrivons à Sukhumvit, pas loin de la guest-house Suk11.

Sortie dans BKK

Lors du check-in nous nous rendons compte que notre anglais, est, soit rouillé, soit l’accent des thaïs est difficile à capter. Soit les deux. Pas mal de jeunes (=la vingtaine, ndlr) squattent le patio de l’hôtel avec leurs ordinateurs. Le wifi fonctionne à pièce. On insère 10 baths et ça démarre pour une heure. C’est alors partagé. Comment dire, imaginez des dizaines de gens qui économisent chaque centime réunis. Que se passe-t-il lorsque quelqu’un met une pièce ? Tout le monde débarque !
Bref, de toute façon ce soir là, nous rejoignons Déborah. Amie d’enfance d’Anh qui bosse pour l’ONU à Bangkok. Premier Tom Yum. La soupe thaïlandaise par excellence. Gingembre, piment, coriandre et citronnelle se mêlent dans de l’eau de coco. Quelques tomates et crevettes sont là pour faire de la mâche. La soupe est rougeâtre et je m’étouffe après la première bouchée avant d’en apprécier les arômes. Je commets l’erreur de manger les morceaux de gingembre et les feuilles de citronnier kaffir (je viens de découvrir que ça se dit Combava en français !). Mon estomac un peu retourné on part se coucher. Lessivés.
Fin de la mise en jambe. Après la douche et la découverte d’un nouveau système d’eau chaude électrique mural, je vais dormir. Dans ma tête je me sens en vacances. Demain visite de temple puis départ pour la plage avant de revenir pour la fête de l’eau ! Ca promet !

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