Suite de Chronique d’un Tour Du Monde #4

Kampong Thom, hors des sentiers battus

Au moment de partir, c’était l’euphorie quand j’annonçais la nouvelle. Au boulot, Vibol – collègue d’origine cambodgienne, me propose de passer quelques jours dans sa famille lorsque nous aurons atteint le Cambodge . Bien entendu, j’accepte avec plaisir.

Nous quittons la ville de Siem Reap pour Kampong Thom alors que Sharon, notre nouvelle compagnon, continue son chemin jusqu’à Phnom Phen. Quand le car arrive dans Kampong Thom, c’est un peu l’angoisse. Je ne sais pas trop comment nous allons retrouver Vannak, le cousin de Vibol. Quelques jours plus tôt nous avons acheté une carte SIM avec quelques dollars de charge. Des chauffeurs de taxi et autres rabatteurs commencent à s’exciter sur nous proposant de nous loger et nous faire visiter les alentours. Je n’aurais pas pensé que ça puisse arriver ici étant donné que quasi personne s’arrête là -> Les quelques temples de l’époque pré-Angkorienne (avant 1200) des alentours attirent probablement quelques routards de temps à autre.

J’appelle Vannak : « Hi, Bruno’s speaking, I’m a friend of Vibol« . Je ne comprends pas la réponse mais il était prévu qu’il nous ramasse à l’arrêt de bus, soit, nous attendons…

Nous finissons par retrouver Vannak. Il ne parle pas très bien anglais alors il est venu avec Nuth, un pote à lui qui se débrouille mieux.

Lost In Translation, séjour dans une famille cambdogienne

Une fois nos bagages déposés on nous fait attendre dans le salon. C’est vraiment une partie de mime et de sourire pour se comprendre. Ils nous font assoir sur le monumental sofa en bois, choppent la télécommande de la télé et nous colle une chaine du câble, genre CNN. Ils nous apportent ensuite des mangues, un couteau et nous fixent du regard. J’imagine qu’il faut qu’on mange ! Alors on s’éxecute. Ca semble leur plaire ! Rapidement la maman nous vient en aide, on ne se débrouille pas correctement pour déguster les mangues à leur façon !

La série de mime continue lorsque nous visitons la maison plus en détail. Puis les deux acolytes, Vannak et Nuth, nous emmènent en balade. On profite de Nuth pour approfondir notre connaissance du Cambodge. La discussion s’arrête net lorsque je demande pourquoi il y a des panneaux « People’s Party » (ie. le parti populaire) un peu partout et ce que cela signifie pour eux. Oups…

Politesse cambdogienne

Avec beaucoup de tacte et de soin ils s’occupent de nous et prennent grand soin de nous. On nous nourrit, on nous fournit des bouteilles d’eau pour les sorties de visites, etc.
Pour partager notre dernier diner, l’oncle a invité un ami qui parle français. Sous nos yeux ébahis, il nous explique qu’il n’a pas parlé français depuis une bonne trentaine d’années… Il se dit rouillé. Ahah, la bonne blague, il parle quasi parfaitement notre langue. C’est alors qu’il explique que la famille l’a invité à diner car ils sont inquiets de notre bien être !

Bien qu’ils nous proposèrent de nous attarder chez eux, nous reprenons la route. Visa pour le Vietnam oblige : nos dates étaient déjà fixées !

Lire la suite : Chronique d’un Tour Du Monde #6 – La Fête d’Ho Chi Minh Ville


Articles sur le même sujet :