Pour ceux qui nous suivent sur Facebook, vous êtes au courant que j’ai envoyé mon bien aimé Nikon D300s se faire récurer le capteur. Pour les autres, vous êtes au courant maintenant. Grossière erreur de ma part : je n’ai pas pris de photo avant-après. Je vais quand même vous expliquer comment j’en suis arrivé là.

Pratique photographique

Quand on achète un appareil photo reflex en règle général c’est parce qu’on a vu quelque part, à la télévision ou dans des magazines, des arrières plan flous. C’est pas plus compliqué. C’est ce qui m’a fait acheter un reflex il y a maintenant quelques années, à l’époque un Nikon D40 que j’ai revendu depuis. On apprend alors les rudiments de la photo avec le zoom livré : en général un 18-55, ce qu’on appelle aussi dans le jargon spécialisé un zoom transstandard.

Puis arrive l’achat d’un nouvel objectif. On se crée des besoins (c’est ça la société de consommation) en général on va finir par se dire quelque chose comme : « Tiens, je ne peux pas faire de gros plan de tata Jacqueline lorsqu’elle est au fond du jardin et moi devant la maison ». Arrive alors l’achat du 55-200 (ou 250 voir 300).

On se met à changer d’objectif et là c’est le drame : on trouve ça chiant. C’est pour cela que les objectifs à tout faire (grand angle à télé-objectif) trouvent preneur. Quand nous sommes partis, j’ai du faire des choix. J’ai décidé d’emmener 3 objectifs pour couvrir un maximum de situation = maximum de changement.

Changer d’objectif

J’ai beaucoup pesté contre moi même, au moins pendant 2 voir 3 mois. J’en suis arrivé à me dire : « tant pis, à Kuala Lumpur j’achèterais un zoom à tout faire ». Changer d’objectif souvent c’est chiant. Surtout lorsque l’on a pas l’habitude. On a toujours peur de salir l’intérieur de l’appareil. Alors on met 3 heures, on lui incline l’avant vers le sol et d’un geste on enlève l’ancien et on place le nouveau, tout cela en moins d’une seconde. Assistance requise en générale pour ces manipulations.

Pourtant c’est un tord. J’ai fini par me rappeler qu’un appareil s’est fait pour s’user. Je n’avais pas acheté une grosse bertha pour rien à l’époque. Mon appareil c’est du solide. Alors j’ai commencé à le maltraiter, laisser son trou à l’air libre quelques secondes quand je changeais pour ensuite le jeter dans mon sac à dos quand ça me plaisait. Une délivrance et une variation plus importante des images : voilà le résultat.

Conséquence inévitable : il a fini par s’user. Les grippes en simili cuir se sont décollés, des tâches sont apparues sur les images.

Photo tachée

Ca donne ça une photo tachée. J’ai volontairement accentué les contrastes. Il faut regarder le ciel. Cliquez pour agrandir si vous le souhaitez. (Photo : Capitol Reef National Park, USA)

Nettoyer son appareil

Je ne me sentais vraiment pas de nettoyer le capteur moi-même. Trop peur d’abimer la surface sensible. Alors j’ai survécu quelques temps avec les tâches… Tant pis. Un kit de nettoyage ça coute cher, en Australie et en Nouvelle-Zélande je n’étais pas convaincu de la pertinence de l’achat.

De retour en France je me suis pointé à l’espace Nikon, boulevard Beaumarchais à Paris (c’est la rue de la photo !). Je suis reçu rapidement par un technicien très compétent. Lorsque je demande à faire nettoyer le capteur il me lance « Êtes vous sûr qu’il est sale ? ». J’imagine qu’à force d’entendre l’entourage et de lire les magazines, beaucoup viennent déposer leurs appareils sans que cela soit vraiment nécessaire. Avec sa loupe il comprend que je ne fais pas erreur. Lorsque je parle des grippes qui se décollent, il me propose de tous les changer.

Coût total de l’opération 50€. C’est un forfait.

Je dois dire que le résultat est vraiment à la hauteur de mes espérances. Je récupère un appareil propre, impeccable même. Travail bien fait, on m’indique que la mise à jour du micrologiciel interne (firmware) a été faite au passage et que j’en suis à 27 000 déclenchements. Une broutille puisque cette gamme est donnée pour tenir 150 000… Un véritable investissement.


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