Nous sommes de retour de notre bref passage en Argentine. Rappelez-vous, nous sommes partis depuis Santiago du Chili pour traverser les Andes et visiter le nord ouest Argentin en une dizaine de jour. L’idée c’était de ne pas aller trop loin et patienter avant de fêter le nouvel an à Valparaiso !
Du coup, on reste dans le registre parc nationaux. Parce qu’on adore et que du côté Argentin gisent 2 parcs : Talampaya et Ischigualasto, classés UNESCO récemment (2000). On ne pouvait donc pas passer à côté bien que la meilleure période de visite était indiqué comme étant Juillet. Ces parcs sont en zone désertique et on a vite pigé pourquoi c’est en hiver qu’ils étaient conseillés !

San Augustin de Valle Fertil

Comme d’habitude on s’est retrouvé parachuté un peu n’importe où par hasard. Coïncidence lié aux correspondances des bus. C’est souvent la même histoire : on attends 6h pour aller là où on voulait ou on prend un bus direct en changeant un peu nos plans.
Par un heureux hasard on a rencontré un couple de Français hyper sympa et amateurs de bonnes bouffes (comme nous), Stéphane et Mélanie (leur blog : à venir), avec lesquels on a pu faire équipe (et le mot équipe aura pris tout son sens) pour se rendre dans ces 2 parcs.
Donc San Augustin c’est un chouette petit village perdu au milieu de nulle part où traine quelques touristes qui viennent visiter La Vallée de la Lune toute proche. La température est écrasante, 35°C à l’ombre en milieu de journée. La siesta dure tout l’après-midi. La ville est morte et tout reprend vie le soir quand la température commence à être supportable.

A San Augustin on a pu camper pour 3 fois rien (20 pesos Argentin, soit  4,5€ pour deux) dans le seul camping ouvert de la ville. Et le monsieur qui tenait le camping fut juste hyper sympa, nous aida a démarré notre asado (Barbecue) et nous prêta une planche à découper pour qu’on en profite.

Un village sympa où il fait bon vivre !

Montage_Asado

Ischigualasto, Valle de la Luna

Visite en convoi

On est là beaucoup pour ça, ces fameux parcs classés au patrimoine mondiale de l’UNESCO. On est suffisamment rencardé pour savoir que la vallée de la lune ne se visite qu’en convoi. Ce qui signifie qu’on doit trouver un véhicule qui nous emmène et nous fait la visite du parc.

Un peu de frustration

Si je comprends bien l’intérêt d’encadrer les visites pour préserver le sol du parc qui regorge de souvenir de l’histoire de notre terre (220 millions d’année avant notre ère), il faut avouer que visiter un aussi grand espace en convoi a quelque chose d’assez frustrant… En fait on nous arrête uniquement devant des monolithes géants qui ont des formes qui ont amusé les gens du coin, comme le sous marin. Par contre le reste on en voit peu. Les explications du ranger tournent rapidement en boucle.
Le summum sera atteint au « Champs de boule« . « Derrière cette colline, il y a des millions de boules de ce genre ! » Nous dira-t-on « Mais vous ne les verrez pas, retour au véhicule ». Vous imaginez notre frustration à cet instant précis :D

Montage_Ischigualasto

 

On a quand même pu voir une tornade et des paysages effectivement lunaire, on va pas bouder notre plaisir non plus.

Tornade_Ischigualasto

Tornade à Ischigualasto

Talampaya

S’il n’y avait pas une séparation régionale Ischigualasto et Talampaya formerait probablement un parc unique car ils présentent les mêmes caractéristiques géologiques et sont très proche (à vol d’oiseau). Talampaya ne se visite pas forcément en convoi. On s’est donc fait déposer à l’entrée avant de commencer à chercher des infos sur la façon de visiter.

Informations difficiles

C’est ce qui nous aura marqué par rapport au Chili. L’information en général, que ça soit pour des horaires de bus, des hébergements, etc. est difficile à obtenir. Mais à Talampaya on a atteint des sommets. Des prix astronomiques, des visites gratuites affichées mais qu’on ne peut pas faire, des convois qui partent « quand y a du monde » et pour connaitre le meilleur moment pour faire telle ou telle visite ? Toujours la même réponse : « le matin car il fait moins chaud ». On a finit par comprendre qu’ils étaient plus ou moins tous omnibulés par la chaleur…

Le moins bon : Frustrated Again

Le tour véhiculé du parc a ressemblé légèrement a celui de la vallée de la lune. On s’arrête seulement pour voir 2-3 trucs « important ». Alors que la faune du parc est riche et qu’on gagnerait à se balader à pied (c’est possible, c’est cher, mais définitivement c’est ce qu’il y a de mieux à faire).
En fait, on dépend beaucoup du guide. Pour la visite gratuite qu’on a pu faire la veille on était bien tombé. Pour celle-ci… Moins bien. On a quand même croisé un tatou :-) Le guide qui m’a empêché de prendre la photo depuis le van m’a quand même lancé après coup un : « tu l’as eu ? » ! Ahah trop drôle, non ! Mais si tu t’étais poussé peut-être :p

Le bon : Camping, Faune et ciel étoilé

Montage_Talampaya

 

 

Notre visite ne s’est pas déroulé comme prévu. Quoi qu’il en soit, on avait prévu de camper là-bas. Et on a bien fait. On a passé un peu de temps à rien foutre le premier jour sinon batailler pour avoir des infos. Néanmoins avoir l’endroit pour nous tout seul le soir était jouissif : un renard du désert a daigné faire son apparition une fois la température descendue, on a eu le droit a un coucher de soleil époustouflant et une fois la lumière du bâtiment principal éteint on a pu admirer un ciel étoilé comme on en voit rarement.

Coucher_soleil_Talampaya

Coucher de soleil à Talampaya

Voilà voilà, dernier article de l’année, profitez bien des fêtes et à l’année prochaine :-)


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