Je me souviens encore de cette décision prise à la va-vite de s’ajouter une escale dans un itinéraire déjà bien rempli. Un article sur un autre blog de voyage m’avait déjà planté l’idée dans la tête. Je finissais de convaincre Anh en ajoutant des arguments qui tenaient plus ou moins la route.

Cuba – 2ième

J’étais déjà parti à Cuba. C’était la première fois que je prenais l’avion, en 2003. Nous partions dans un club à Varadero, la péninsule au nord de l’île qui regroupe tous les hôtels All-Inclusive. Dans le séjour d’une dizaine de jours nous n’étions pas beaucoup sortis de l’hôtel. Un petit peu quand même car nous avions sympathisé avec le personnel de l’hôtel qui nous emmenait discrètement dans les discothèques les plus en vogue des environs, pas celle de l’hôtel dans lequel nous logions évidemment !
Nous avions passé une chouette journée à la Havane avec eux en louant un véhicule. Nous avions pu expérimenter le régime corrompu, en glissant un petit billet à un policier pour un clignotant « oublié »… Les plaques permettent d’identifier facilement les touristes à Cuba car elles sont de couleurs différentes, il y a les plaques des véhicules de l’état, celles des voitures de locations, celles des voitures privées, etc.

Le temps s’est arrêté à Cuba

C’était mon principal argument de vente auprès d’Anh. On dit souvent que le temps s’est arrêté à Cuba. On a effectivement le sentiment de retourner quelques années en arrière. Le parc automobile est un musée vivant datant des années 60 après la rupture de ses relations avec les américains (nb : Fidel Castro a d’ailleurs déclaré le parc auto comme étant patrimoine national, interdisant de fait la vente de voiture aux étrangers).
Il n’y a pas que ça, l’architecture coloniale donne un charme fou à la Havane pour ne citer que la plus connue. Le capitole, qui rappelle fortement celui des USA, s’insère parfaitement dans cette ville aux façades colorées, parfois, délabrées, souvent.

Il n’y a pas que la Havane

Si mon coeur balance pour la Havane, notamment pour les délicieuses Piña Colada de la Torre de Oro au bout de la calle Mercaderes, ou encore la Ropa Vieja de La Luz, calle Obispo près de la Plaza de Armas, attention, il vous faudra faire la queue un moment pour déguster ce plat typiquement cubain dans un endroit qui l’est tout autant et où la foule grouille.
Cependant, réduire Cuba à la Havane serait oublier Viñales pour un côté plus vert ou encore Cienfuegos dont le style architectural rappellera par certains côtés sa grande soeur (La Havane). Il y aussi Trinidad dans un style encore bien différent et tout aussi coloré. Ces 4 étapes ne sont que celles que nous nous sommes permises pendant notre voyage à Cuba préférant la qualité à la quantité.

Il m’a paru clair que le ressenti d’avoir fait un bon en arrière participait fortement au charme qui a opéré. A vrai dire on a aussi senti qu’un changement était en cours, l’achat d’ordinateur, oui vous avez bien lu, est autorisé depuis peu (2008). L’ouverture des chambres d’hôtes « Casa Particular » participe à l’ouverture de ce peuple sur l’extérieur grâce à l’échange favorisé avec les touristes. Ainsi, la réconcialiation entamée avec les USA (encore à ses balbutiements) aura probablement tôt fait de transformer ce pays, pour l’instant « protégé » de l’influence américaine.

Pour toutes ces raisons, il ne faut pas attendre, partez !


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