Chose promise chose due, voilà donc la suite du bulletin sur les vaccins. Emmener quelques médicaments en voyage c’est toujours vital. En général, il suffit d’aller voir son docteur et selon le type de voyage il fait une prescription.
Mon expérience personnelle me prouve que ces prescriptions sont très variables selon les médecins.
En général, on retrouve toujours un certains nombre de médicament invariables. Puis pour la tourista, les cocktails varient…
Vogalen, mais aussi Dompéridone et Primperan pour les nausées…
Ioperamide, Tiorfan, Imodium pour les diarrhées…
Etc.

Je ne suis pas médecin ! Cependant, voilà ce que je recommande :

1 – Anti diarrhée -> Tiorfan + Nifuroxazide

Contrairement aux médicaments à base de Iopéramide (Imodium par exemple) qui sont le plus souvent prescrit, le Tiorfan bloque le transit de façon moins brutale. Le généraliste d’Anh nous a expliqué qu’un des avantages est de ne pas le bloquer complètement de façon à faciliter l’évacuation d’éventuels microbes vers la sortie. A l’usage… On a moins de « contraction ». Recommandé.

Mention spéciale pour le nifuroxazide, il accélère nettement la guérison des diarrhées tropicales car en générale elles sont dus à l’absorption d’une bactérie qu’on a pas l’habitude d’avoir dans l’appareil digestif (ou pas dans cette quantité). Sans ça on peut  rester malade un moment.

2 – Anti nausée -> Dompéridone

Personnellement, j’ai une forte préférence pour le primperan dans cette catégorie de médicament. Mais pour une raison qui m’échappe, les docteurs ne le préscrivent jamais lorsqu’on leur parle de voyage. Il faudrait que je pose la question un de ces quatre ! En attendant, Motilyo, Dompéridone, etc… Ils ont tous un effet plus ou moins important.
Il peut être parfois utile d’avoir le médicament sous forme lyophilisée, néanmoins c’est rare qu’on soit vraiment sans eau à proximité.

3 – Anti-douleur / anti-fièvre -> Paracetamol

Le classique paracetamol a son rôle aussi. C’est pratique dans tellement de cas que c’est clairement le produit phare de la trousse. Il faut quand même en emmener une certaine quantité car le réapprovisionnement peut être difficile. Dans les pays en voie de développement, on peut vous vendre des médicaments coupés ou périmés. Dans ces cas là, le fait qu’ils soient vendu hors de leur boite est un signe qui ne trompe pas !
Aspirine et Ibuprofène ne sont pas de la même classe médicamenteuse que le Paracetamol. Ce sont des anti-inflammatoires non stéroïdien (≠ antalgiques). Au contraire du paracetamol ils ont donc des propriétés anti-inflammatoire mais en contre partie on beaucoup plus d’effet secondaire (ralentissement de l’hémostase par exemple)… Attention donc.

4 – Antiseptique (peau) -> Bétadine

Il fait parti des indispensables pour éviter qu’un petit bobo ne se transforme en cauchemar. Il est très important lorsqu’on vit dans des conditions d’hygiène un peu précaire de prêter attention à ces détails. Désinfection systématique en cas de blessures même légère à couvrir ensuite d’un pansement.
Pour les pansements je conseille d’en emmener des classiques qui en plus de leur utilisation normale peuvent être dérivé pour la prévention des ampoules. Néanmoins je suis aussi fan du pansement en bombe. Pour les petites coupures ça s’applique très vite et ça protège bien contre les agressions extérieures. C’est aussi très pratique à transporter.

5 – Antispetique (yeux) -> ? Un collyre

Peut être utile si on s’est frotté les yeux avec les mains sales ou autres, pour d’autres désagréments qui entraineraient des troubles style conjonctivite.

6 – Thermomètre

Pas vraiment un médicament, mais fait parti des indispensables. Outil simple et indispensable pour diagnostiquer. En cas de fièvre qui dure ou très forte, il faut consulter. L’idéal est de se renseigner un peu sur les maladies pour les cas où l’on est en situation isolée. Entre autre le paludisme se caractérise par de fortes poussées fièvre…

7 – Sutures adhésives

Pratique aussi, si on ne sait pas coudre ! (je plaisante !). Plus sérieusement, en cas de coupure en zone reculée, ça peut être utile si un pansement ne suffit pas et qu’il est nécessaire de fermer la plaie. Personnellement, je trouve que même en France ça peut être utile… Quand je vois le temps que j’ai du attendre pour me faire suturer une coupure au couteau de cuisine lors de ma dernière visite aux urgences !!!

Et les trois derniers où sont-ils ?

Allez, on va dire = Ciseaux, Sparadrap et Compresses pour compléter l’attirail premier soin.

J’ai l’impression qu’il en manque, me trompais-je ?

Oui et non, 10 ça faisait mieux que 7 médicaments à ne pas oublier. Quelques mots pour finir, sur certains médicaments qui pourraient trouver leur place dans une trousse à pharmacie de voyageur, mais sur lesquelles j’émet quelques réserves…

La biafine : Crème pour les brulures, bien connue des vacanciers qui partent sous les tropiques. J’ai un peu l’impression que beaucoup de gens en emmène pour éviter de mettre de la crème solaire. Je pense quand même en prendre un petit tube dans le sac à dos en espérant ne pas avoir à m’en servir (parce qu’effectivement ça arrive). Au passage, Anh qui a la peau très mat attrape aussi des coups de soleil ;-)

Seringues à usage unique : Une bonne idée effectivement puisque dans certains pays on peut ne pas être sûr de l’hygiène, même dans les hôpitaux. Cependant, ça obligerait, pour être vraiment efficace, d’en avoir un certain nombre en cas d’injection multiple et à les avoir tout le temps sur ce soit. Ce qui est loin de la réalité des faits.

Désinfection de l’eau de boisson (Micropur, etc.) : Là je dirais que ça dépends beaucoup du circuit. Pour l’instant nous n’avons pas trouvé d’endroit où il était impossible de se procurer de l’eau potable en bouteille capsulée. Peut être qu’on en prendra quelques-un cette fois-ci pour les cas extrème (perdu dans la campagne avec que de l’eau du robinet).

Anti biotique large spectre : De mon point de vue il vaut mieux essayer de consulter que de pratiquer de l’auto-médication dans certains cas… Même un anti-biotique à large efficacité cible un nombre limité de bactérie. Difficile de bien savoir dans quel cas l’utiliser finalement. De mon côté j’emmène de l’amoxicilline car j’ai une légère maladie cardiaque et j’ai l’obligation d’en prendre en traitement préventif d’infection (coupure profonde, maladie virale qui affaiblie l’organisme, etc.).

Malarone, Lariam, etc. : Médicaments contre le paludisme. Étant donné qu’on part pour longtemps il nous a semblé difficile d’emmener plusieurs mois de traitement avec nous sans compter les effets sur l’organisme, ainsi que la place dans le sac et le coup d’un tel traitement. Les avis des différents docteurs qu’on a vu diffèrent sur ce sujet.
L’OMS conseille avant tout de se protèger des moustiques vecteurs. C’est donc ce que nous allons faire : moustiquaire, application de produit sur la peau, vêtement long et clair quand il fait nuit. Cela permet aussi d’éviter d’autres maladies et d’autres piqûre d’insecte…


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