La Malaisie… Ca tranche après 1,5 mois en Thaïlande ! Les gens parlent -presque tous- anglais. Le niveau de vie est bien plus élevé, le pays est plus moderne en général. Surtout assez rapidement on palpe la manière dont la population est scindée. Des chinois, des indiens, des malais d’origine. Je me dis : « Chouette, je vais pouvoir pratiquer un peu la langue ». Petite déconvenue pour moi. Le meilleur moyen d’apprendre une langue vivante c’est de la parler. Hors dès que j’entame la conversation à George Town avec le propriétaire Chinois de notre nouveau lieu de résidence, il me répond en anglais avec un accent plutôt prononcé. Dans l’hôtel où nous avons atterri, l’ambiance est un peu glauque. C’est un grand bâtiment, il est étendu en longueur. A l’entrée à droite il y a un petit renfoncement avec l’accueil. Au fond du hall, il faut traverser une mini cours pour accéder aux WC (il n’y en a pas dans la chambre). Les murs sont vert pâle. L’escalier trône quasiment au centre, mais il faut le contourner pour l’emprunter car il n’est pas orienté comme l’entrée. Dans le hall, il y a toujours des vieux grands pères chinois qui nous interpellent, en anglais, pour nous demander où nous nous rendons dès que nous descendons les escaliers.

Après une expérience réussie le matin pour le petit déj (des rôtis), nous partons manger dans le quartier indien, pour changer un peu de la nourriture plus chinoise… C’est un petit dépaysement à nouveau tant le quartier est… Indien. Il faut savoir que 10% de la population de Malaisie est d’origine indienne. Les restaurants ne sont pas très accueillant. Ce n’est bien entendu pas la première fois que seules quelques lumières blafardes éclairent la rue. Non, c’est autre chose. La musique me casse un peu les oreilles, des vidéos style « Bollywood » tournent en boucle sur les écrans des boutiques environnantes.

Nous finissons par trouver un restaurant légèrement à l’écart du centre de cette partie de la ville. Bien que les tables soient en métal, nous sommes accueillis chaleureusement. En montrant les plats des assiettes des autres nous faisons notre choix. J’accepte avec plaisir la proposition du jus de citron pour boire. C’est la déception lorsque l’on me rapporte une canette !
Le repas est servi sur des feuilles de bananier qui font office d’assiette. Comme en Inde j’imagine. Pas de couvert, il faut tout manger avec les mains. J’avoue que c’est une première pour moi. Etant donné que je ne sais pas manger correctement avec des couverts, j’adhère pas mal à la méthode indienne.

Un sentiment mitigé donc pour ces premiers jours en Malaisie. Nous ne comprenons pas comment le pays fonctionne. J’assiste à une discussion dans un bus pour un problème d’attribution de place numérotée. La conversation est engagée successivement en malais, puis en chinois et enfin en anglais ! Etrange, vraiment étrange.

Nous décidons de couper court à notre séjour à sur l’île de Penang car notre vol pour la France se rapproche et notre timing se serre. Nous voulons découvrir les îles Perenthian, Camerons Islands ou encore Kuala Lumpur. Nous empruntons le Ferry (alors que nous étions arrivés par le pont) pour rejoindre de nouveau la péninsule malaisienne… Nous loupons le bus pour les Perenthians.

Ce qui nous forca à nous diriger vers les Camerons Islands…

PS : Pas de photos de Penang, j’étais en grève…


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