J’aime regarder les cartes postales de temps en temps. Parfois pour les copier. Parfois pour découvrir des endroits qu’on serait pas aller voir. Oui cela arrive. Ainsi à Nazca j’ai bien sûr jeté un oeil aux photos aériennes prises des célèbres lignes, puis une carte a accroché mon oeil. Une photo d’otaries. Je la montre à Anh.

– « A ton avis c’est où ? »
– « Les Islas Ballestas ! »
– « Perdu… C’est la Reserva San Fernando, c’est dans le coin »
– « Je savais pas qu’on pouvait voir ces animaux ici »

Tour des agences à Nazca

Et bien moi non plus. Alors que je cherchais un avion pour survoler les lignes – un rêve pour moi – on a pris des renseignements sur cette réserve privée de la baie de San Fernando (bahia de San Fernando). Pas évident de s’y rendre. Il faut traverser un désert en 4×4. Et les excursions sont chères car personne n’y va, ce qu’il fait qu’il faut affréter un véhicule tout-terrain pour nous tout seul. Choix difficile car les Islas Ballestas sont pas loin, la faune est plus ou moins la même et c’est beaucoup moins cher. Alors ?

Comme d’habitude sur un coup de tête et une offre intéressante on a pris notre décision. Il fallait aller voir. L’endroit n’est pas noté dans le Lonely Planet encore ce qui a excité notre curiosité !!!

Le 4×4 ça secoue !

Le jour J on découvre not’ véhicule. Un buggy géant d’une dizaine de place qui n’a pas le droit de rouler sur la panaméricaine. Ainsi notre gentil chauffeur devra graisser la patte des flics à plusieurs reprises. N’empêche qu’il roule bien ce buggy. Durant 3h on arpente gravier, sable, on monte des dunes et de temps en temps on les descend pour le plus grand plaisir du conducteur de nous entendre crier. Il soufflera à Anh « je vous avais pas prévenu » en rigolant !

La Réserve de la baie de San Fernando

Une dernière montée et le paysage se découvre derrière. Une baie aux couleurs blanchâtres et le pacifique derrière agité et d’un joli bleu. Notre énorme voiture s’approche de la falaise et s’arrête enfin. Nous sommes 9 dans le véhicule et 9 dans la réserve. C’est dépouillé, il n’y a que quelques barrières ça et là pour vous empêcher de tomber… Nous nous approchons doucement alors que je mitraille déjà les oiseaux qui frôlent nos têtes. Un bruit, un brouhaha se dévoile. Je ne comprends pas d’où ça vient. Je finis par pencher la tête. Une, deux,… Mille ?! Nan, au moins une centaine d’animaux sont installés au pied de la falaise. Pingouins de Humboldt, otaries, lion de mer, pélican ! Un volatile bien plus large que les autres vient se mêler à la foule. C’est un condor. Le premier qu’on peut voir d’aussi près.

Nous remontons à bord de l’engin. Direction une plage. En descendant nous sommes au plus près des lions de mer et autres otaries. Il y a aussi des loutres de mer dans la réserve, cependant il nous est difficile de distinguer les animaux dans la masse. Ici il est possible de se baigner, dans de l’eau à 20°, pas très loin des otaries. On peut aussi les rejoindre. La température de l’eau à cette latitude est étonnante, 20° alors que nous sommes sous les tropiques. En fait c’est le courant de Humboldt, un courant froid qui arrive de l’antarctique qui longe l’Amérique du Sud de ce côté là. Ce qui nous permet de voir pingouins tout le long de la côte !

Dans toutes cette ménagerie, nous aurons eu la chance de voir deux choses étonnantes :

  • Un pélican de très très près qu’on a presque faillit écraser quand il était assis sur le sol
  • Un lion de mer faire la sieste les bras croisées, au soleil

Je vous mets les photos !


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